La reine pleure.
Elle n'avait plus peur. Avait déposé les armes à l'entrée. Et jouissait de chacun de ses pas.
Dans le moelleux de la confiance, une certaine douceur.
Elle savait la forêt immense. Mais son âme était accompagnée.
La reine pleure.
Elle n'avait plus peur. Avait déposé les armes à l'entrée. Et jouissait de chacun de ses pas.
Dans le moelleux de la confiance, une certaine douceur.
Elle savait la forêt immense. Mais son âme était accompagnée.
Qui n'écoutent pas de rap !
Mais ouhaouh ! Je remercie la vie de ne pas être comme eux.
J'ai encore perdu des illusions hier, quand j'ai vu ce qu'elle disait : l'absence totale de reconnaissance, la grande immaturité, l'immense stupidité, mais je n'avais aucun de ces mots dans la tête. Je me savais si loin et si présente. J'ai retiré mes investissements en une seconde, sans même le décider. Ca m'a rappelé des choses, mais je sentais que ces choses étaient mortes. Comme dit Lucien Israël : oser quitter le passé. Et zoup ! Face à ces mots, je n'ai ressenti aucune culpabilité, j'ai compris le transfert, tout le bordel. Et tout ça, j'en ai plus rien à foutre.
"Tu kiffes ap, t'écoutes ap". Juste ça. Tout simplement. C'est ce que j'ai dit. Je crois que c'est une des fois où j'ai refusé d'être l'objet d'une maltraitance qui ne me concernait pas.
J'ai sauté dans la vie. Le moyeu de la roue comme la fée dit.
"C'était une femme samouraï"... ils confondent l'amour et l'exercice de leur toute-puissance. Fuck !
Revenons aux roots (racines). Et quand je lis la première phrase du clip, ce matin, je sais que nous sommes deux. Ca me réjouit. Quand on a tout perdu, on n'a rien à perdre. Tout devant n'est que création. J'ai oeuvré tant et tant contre ma crainte de l'effondrement (cf. Winnicott), incodifiable et si perturbante... Que je comprenais pourquoi cet homme passait des heures dans une salle de musculation pour consolider son corps... La crainte de l'effondrement qui lui a fait prendre un flingue, un jour et un autre... Mais, je sais... et je donnerais tout pour le ressentir : l'effondrement est derrière, la mort est derrière nous... On a peur de quelque chose qui est déjà arrivé. Donc... mon ami, respire ! Je n'ai que mes doigts - écorchés certes- pour créer des lumières : que chaque instant soit plein de la vie que j'aime tant.
Il m'avait dit : "Vous êtes saine dans un monde malsain".
Voici la phrase :
"Death is not the greatest loss in life. The greatest loss in life is what dies inside us while we live." Norman Cousins.
Qu'y a t-il, mon amie, après la fin des illusions ?
Je mets les pieds là où tu sais.
Je vois ton sourire.
"le monde est une salope" et nous avons ri.
Ca me rappela le koan "Bouddha est une spatule à merde."
Nous avons abandonné la quête du sens pour entrer dans le vivre. Pas à pas. Sans rien attendre, et prendre la douceur.
Tout avait bien changé dans les profondeurs.
L'univers avait la générosité de nous accueillir, nous les inespérantes.
Avec l'envie de lui chuchoter : "Il y a beaucoup d'espoir dans l'absence d'espoir."
n'eus d'autre choix que de retourner dans la caverne. Pas celle de Platon, justement l'autre. Une des autres.
Ebahie. Subjuguée. Ancrée. Souriante.
Avec de la gratitude dans le coeur.
Je l'entends battre. Pour gagner la rive du calme.
Voici Deftones, mon calme, mon silence, ma peluche, les battements de mon coeur, mes pas qui traversent la rue.
C'est la force de Shéhérazade dans la tempête, où se nourrit-elle quand elle nourrit les autres ?
Gratitude pour les paroles de la fée et son visage. Ils parlèrent de lumière.
ce jour-là, je suis retournée dans Bach. Le soutien des suites pour violoncelle... Qui furent là chaque jour quand j'écrivais... Sarah et d'autres...
J'écoute Bach en écrivant à Booba. Tant de B...
Pour respirer.
Bim bam boum...
Et curieusement Bach me donne envie de déconner grave ! De danser sur le parapet, moi la déclassée !
Danser comme les derviches jusqu'à entrer dans le mouvement de l'univers.
Elle a dit : "Vous avez oublié que vous êtes reliée à l'univers." Oui...
Tu sais, poser le pied par terre quand je descends de là où tu sais.
En construction, the teaser of the letter... Et la lettre elle-même.
Craquer les allumettes, croyant qu'elles vont réchauffer.
L'illusion de la chaleur.
Regarder les débris cramés.
Il n'y a plus d'allumettes.
Il fait froid. Très froid.
"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?"
Moi, j'avais le feu. Maintenant.
Il fait froid. A en mourir.
Ma fée, tu as raison d'être prête à croire ce que tu crois vis-à-vis de moi.
J'avance pour accueillir cette croyance. Immense, de l'excellence. Son Excellence.
Je dois me réchauffer, puisque j'ai été envahie du froid glacial de l'illusion. Alors je marche. Pas à pas.
Je n'ai jamais autant détesté les mots
Lundi Booba sort Autopsie, je souris.
Comment être connectés... C'est le mot à recevoir ce jour-là.
Je le mets en application.
La veille, j'étais revenue et avais vu l'image du grand Autre. J'ai su que oui... que c'était donc ça...
Je marche sur le quai de la gare en écoutant la chanson, THE song. Je répète les paroles clés en posant mes talons sur le bitume.
Il m'a appris à dire. A avancer. Coûte que coûte.
Il m'a appris à taire.
Il me parle à moi directement, chaque parole.
J'avais eu une vision, tu sais, en avançant sur le pont.
J'ai entendu ce qu'il me disait. A distance. Ebranlée. Etourdie.
La vie pourrait-elle donc aussi en adéquation ?
Il répète quelque chose, encore et encore.
Je mets la chanson et pan ! Il parle à ce que je vis. Mot à mot. Il donne le tempo. Il parle.
J'étais sur la route. Je n'ai pas voulu y croire. Ai plongé comme le chien dans le rêve.
C'est là que je vais. Mon amour.
La première fois que j'ai rêvé de toi.
Une douceur comme je n'en avais jamais connue.
Et entre nous, tu sais, nous savons qu'il y a des mots que nous ne prononçons pas. Ce sont les mots sacrés. C'est tout le propos de mon livre. Je respecterai mon intuition et le contrat. De ce que j'entends. Je sais.
Il est des gens sacrés qui ne salissent pas les plus beaux mots.
Je le remercie. Jour et nuit.
Taire. Ta stratégie, je m'y étais engagée.
Autopsie, notre.
Alchimie. Prie, mon Jésus à moi. Ferrari. Mon chat de gouttière.
Tu prononces le mot que j'attendais, que je t'ai envoyé par écrit. Que j'ai mâché en avançant vers la caméra.
Il dit les mêmes mots que les miens.
Tu vois, mon ami, quand je te disais que j'avais raison.
Ce que j'ai dit une fois en rigolant en marchant à tes côtés, c'est vrai.
Je n'ose pas y croire. A quel point c'est fort.
Que la vie est si simple.
Que ma conviction est...
Ne plus partager quelque trésor, il m'a appris ça.
Et...
Et...
Et...
Je vais aller au grand Autre .
Plonger comme le chien dans le rêve.
Je sais où j'habite dans six mois. Le temps n'existe pas.
J'y vais déjà, j'y suis, je l'ai dans le ventre.
Le vertige.
Aurais eu besoin d'un fil de laine pour le poncho en alpaga... pour réparer le trou.
En ai-je besoin ?
Maintenant que je cours rattraper le bus...