Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 18:13
Dimanche matin. Me voici à la campagne. Et le soleil d’automne inonde notre « nous » d’ici. Un « nous » presque secret, un cercle ouvert et délicat. Je suis arrivée ici avec mon sac à dos rempli de lourdeurs.
Vendredi dans la nuit, je rentre du Sunset, je n’éteins pas mon portable. Celui-ci sonne à trois heures du matin (il paraît que c’est l’heure à laquelle le yin et le yang sont équilibrés!) : ça me réveille. Un texto : «Tu dors ?» Un garçon que je viens de rencontrer. Nous échangeons des sms pendant une heure. Il n’a pas de forfait pour me téléphoner : « Appelle-moi, je n’ai pas de forfait. » C’est ainsi qu’on se retrouve alpagués par ceux qui n’ont pas l’argent pour se payer une prostituée, puisqu’ils n’ont pas de quoi se payer une communication téléphonique pour parler avec la fille qu’ils désirent. C’est dire la valeur qu’ils attribuent à la qualité de leur désir, de leur corps, de leur sexe, de leur capacité à toucher, émouvoir, ressentir. Je réponds aussi parce que j’ai une âme de guérisseuse. J’aurais pu descendre dans la rue pour lui parler. J’ai écrit pour ça (aussi), mais il n’a pas compris. Deux jours après, il n’a toujours pas réfléchi. Une fille qui dit « non », c’est une mauvaise fille. Parce qu’elle n’assouvit pas tous ses désirs comme maman. Sauf que les désirs d’un homme ne sont pas ceux d’un petit garçon.
A quatre heures, je m’endors avec un sale goût amer dans la bouche. Le garçon veut me baiser (je ne trouve pas de mot approprié – c’est-à-dire me toucher, me pénétrer, m’embrasser sans tendresse, sans précaution, sans beauté, sans vie. En fait il veut être baisé. Il veut qu'une femme le désire, l'aime, le cajole, l'excite.) Il l’exprime dans des sms directs. Difficile de répondre quand on est à moitié endormie, seule dans un appartement. Je réponds des choses assez sensées et même jolies, mais il ne semble pas me lire et continue dans des propos crus dans une demande unilatérale. Ce n’est pas qu’il a envie de me prendre dans un ébat passionné, de tomber dans le désir et le plaisir. Il veut se décharger en voulant quand même savoir si je suis excitée par lui : on est dans le degré le plus élémentaire de l’assouvissement du besoin (et non du désir) comme un petit enfant qui a faim. De mon côté, je me demande comment on peut être excitée en étant réveillée par une sonnerie de téléphone d’un inconnu : les dictatures et les sectes utilisent le réveil comme instrument de torture, je doute que cela fassent mouiller les victimes. Il demande à ce que je le fasse rêver, à ce que je l’excite. Ce n’est pas lui qui propose de m’exciter pour basculer dans la tempête du désir. Une des premières choses qui me vient à l’esprit est la tétée du nouveau-né. Je me sens comme une mère réveillée en pleine nuit qui doit assouvir la faim de son enfant. Sauf que je n’ai pas de nouveau-né !! Et que donc je n’étais pas au courant qu’une telle demande me serait formulée. La conversation se termine parce que je lui écris qu’il est tard, que je veux dormir, que je suis malade. Pas de réponse. Le lendemain, je me réveille avec un crabe dans le plexus. Je pleure, je me sens salie. J’ai mal, je pense à celui qui n’est pas là, qui a eu mon cœur et ma vie rien pour lui et qui a tout massacré, à ce vide absolu d’amour. Pas de respect. Je pense à un être cher qui m’a dit il y a trois semaines qu’il allait répondre très vite à mon mail : pas de nouvelles. Mon énergie est à plat, j’ai mal à la gorge, aux muscles, je me sens faible : ça m’inquiète. Je pars chez mes parents avec mon sac à dos.
Là, je suis toujours dans cette posture où ce que je dis n’est pas entendue. Pour mes parents, je ne suis pas un être humain normal : je n’ai pas besoin de manger, de boire, d’avoir une vie affective… Je suis un être sans chair, sans os, sans âme, sans matérialité. Je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est ce que je ressens. Une fille qui refuse la maltraitance est une mauvaise travailleuse. Mon père rigole quand je lui dis que je mérite mieux qu’être payée huit euros par heure en étant maltraitée. Ca le fait rire. Il a eu une fille sans se dire qu’elle vaut plus que ça. Je ne comprends pas. Il n’a jamais eu d’empathie pour moi. Il ne ressent rien quand il sait que je ne mange pas à ma faim, que je dois quitter mon appartement faute d’argent. Etc... 
Je pars de chez eux. Je ressens encore la blessure qui a été ravivée cette nuit. J’envoie un sms au garçon : il s’excuse par sms – ce qu’il n’a pas fait de lui-même. Il a fallu que je lui envoie un sms. « Il a trop bu, il s’excuse, pas de mauvaises intentions. » Puis, le néant. Il me laisse dans un néant. Détail intéressant. J’ai déjà connu ça ; le vide que certains hommes laissent une fois qu’ils ont joui. Ils ne voient plus la femme qui est là. Celle-ci n'est qu'un instrument à éradiquer l'angoisse.
Le train, le téléphone portable avec une amie, l’accueil de mes hôtes, la chaleur du feu, les cris des enfants, les draps propres, l’enveloppement des arbres. Et là, je rêve. Viggo Mortensen à New-York (est-il possible de raconter nos rêves nocturnes ? Ils ont une présence physique et psychique si forte). Nous sommes comme en train de tourner un film : il y a une troupe, une nouvelle ville. Vigo édite des livres, des livres de photos. Nous sommes allongés par terre et nous nous tendons la main pour nous toucher. Ses yeux sont d’un bleu calme, son visage emplie d’une quiétude rare. Le désir monte de l’intérieur, profond et puissant sans nous entraîner dans une perturbation déstabilisante. Il n’a pas le danger de ce qui veut rapidement être assouvi pour soulager l’angoisse primitive du nouveau-né. Le cerveau de l’humain change avec l’âge : il prend une distance vis-à-vis des besoins basiques. Sauf chez certaines personnes fragiles et/ou blessées. Entre Viggo et moi, c’est un ouragan fort, stable, enraciné. Comment décrire cette sensation enveloppante, invisible et tellement solide ? Elle nous emporte dans nos tribulations, nous ne nous touchons pas, mais nous sommes reliés l’un à l’autre dans ce plaisir d’être réunis. La tension est presque douce. Nous sommes mus par une énergie joyeuse qui nous fait aller unis dans la ville moderne et lumineuse que nous parcourons. Il y a d’autres gens, des paroles reconnaissantes sur le travail d’édition de Viggo : ses choix vont vers la finesse, la beauté, la délicatesse. Je me réveille car j’ai trop chaud, j’essaie de retrouver mon rêve, mais il s’échappe. Quand je me lève, je me sens lavée de la saleté. L’énergie revient. La lumière est d’une beauté à couper le souffle. Ce rêve, c’est mon état d’esprit à moi dans mes profondeurs. Il est venu panser mes plaies, me réconforter dans ce que je veux profondément ; l’harmonie que je souhaite dans ma relation aux autres et à moi-même comme une bonne personne. Chose qu’il faut que je solidifie heure par heure pour lutter contre ma fragilité qui s’est creusée ces dernières années. Ca sert à ça de rêver : une détente (corps et esprit) offerte par rapport à la blessure du désir et à mes envies d’amour non assouvies. Qui aimer ? Qui m’aime ? Ne pas être l’objet qui calme les angoisses de monsieur qui ne peut les calmer qu’en déchargeant dans un sac. On a tous des angoisses, tous la faille de la séparation, tous les déchirements des ruptures, tous les besoins de soulagement vis-à-vis de pulsions sexuelles complexes. On les a tous, cher Monsieur. Mais même mon chien ne pénètre pas les chiennes dans la rue, et il ne se laisse pas enculer par les chiens déglingués de la cafetière. Il les mord pour se défendre. Ensuite il retourne dormir sur son coussin.
Par Navaraanaq
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 20:57
Ecrire, ça devrait être une obligation.
Par Navaraanaq
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 09:50
Il y a peu de rois qui sont à la hauteur de leurs esclaves.
Par Navaraanaq
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 10:23
L'autre jour Jean-Jacques Kupiec parlait sur France culture à propos de son livre L'origine des individus, (Fayard, 2008) face à d'autres scientifiques. L'idée majeure est de mettre à mal le déterminisme biologique qui a trouvé sa toute-puissance au 20ème siècle. Partant de la biologie, Kupiec a fini par arriver à la philosophie, tant décriée par mon grand-père qui pensait qu'un bon scientifique se doit de mépriser la philosophie, sans parler de la spiritualité. Je n'ai jamais compris pourquoi. Kupiec revient donc à la notion de liberté en découvrant qu'il y aurait de l'aléatoire, de l'improbable, un hasard possible dans le cadre rigide du déterminisme biologique. On semble revenir aux atomistes. La science qui ne rate pas une occasion pour assoir sa supériorité sous prétexte de preuves et de rationalité se retrouve comme une enfant face à des hommes qui ont pensé la même chose... il y a 2500 ans ! Ca me fait rire quelque part. Les atomistes pensaient qu'il y avait un déterminisme mais que, dans celui-ci, il pouvait toujours y avoir une déviation... Ce concept permettait d'introduire la notion de liberté (tout n'était pas pré-determiné, pré-destiné) où l'individu avait sa place en tant que personne dans le monde. Epicure reprendra tout cela. Voilà donc une sacrée pirouette.

Peut-être est-ce pour cela que je m'énerve quand quelqu'un me dit : "C'est comme ça." Et continue : "Ca a toujours été comme ça, c'est naturel." Comment peut-il le savoir ?Personne n'était là, dans les cavernes. Ah... Cette personne s'inscrit donc dans une autre perspective. Kupiec a dit que ce problème de la liberté faisait peur à l'humain parce qu'elle envisageait sa fin. Si on est pour la théorie de l'évolution, on pense que l'humain peut évoluer et donc disparaître... La personne qui dit : "C'est comme ça" est souvent du côté du fort. Ceux qui disent : "Tout est possible" sont donc "contre" ceux qui disent : "C'est comme ça". Et en fait cela devient très compliqué. Spinoza arrive en disant que tout ce qui est est. Pas de probabilité chez Spinoza, mais une liberté. Spinoza aussi a ses limites. A moins que nous n'ayons pas encore compris Spinoza. Il y a chez lui deux mouvements qui peuvent paraître contradictoires : la nécessité et son acceptation, et un désir de changement puisqu'il est pour changer ce qui peut l'être : favoriser mon augmentation de désir de puissance (l'expansion de mon être). Tout ce qui gène ma puissance doit se modifier... Il n'y a donc pas que de l'acceptation. Il y a bien un travail sur le réel qui change ce réel. C'est comme le dalaï-lama qui nous parle d'acceptation en construisant des temples contre l'avis du maire (cela se passe en France) grâce à son intervention auprès de Sarkozy. Mais bon ça, c'est un autre domaine. Le sourire du dalaï-lama est-il juste un masque ? Un masque de plus...   

Pour en revenir à la science, après Kupiec, je tombe sur Pascal et sa critique des demi-habiles... Ceux qui croient savoir parce qu'ils sont dans la raison, la rationalité se foutent de nous et se prennent dans le tapis. Excuse-moi Blaise, je radicalise un peu ton propos. Surtout ils se croient supérieurs au nom de la raison là où tout est mascarade. C'est pour cela que Pascal écrit : "La vraie morale se moque de la morale". En revanche ce que je ne suis pas c'est quand il dit qu'il faut être soumis sans être dupe. Jusqu'où sommes-nous soumis ?  C'est peut-être dans cet esprit que j'ai écouté le disque de Carla. Pourquoi s'offusquer de ce que Sarkozy fait ? Il a été élu pour ce qu'il est, et il est et fait du Sarko. Pourquoi les gens sont-ils déçus alors qu'ils ont voté pour lui ? Pour ma part je ne suis pas déçue : il est encore mieux (plus Sarko que Sarko) que ce que j'aurais pu imaginer ! Je vais finir par l'aimer parce qu'il ne déçoit pas. C'est là où je comprends Pascal. Un peu. Qu'aurait-il pensé du dalaï-lama ?

On peut revenir sur le déterminisme des sexes. Une femme fait ça parce qu'elle est une femme et que c'est naturel... Ah... 

Je poursuis donc ma réflexion sur la notion de cadre qui me fait hérisser les poils... si souvent. Parce qu'il est important, pour moi, de toujours garder l'ouverture à la liberté, au changement, au nouveau, à ce qui vient et d'être créatif à chaque instant. Sans s'enfermer dans des raisonnements logiques qui enferment encore et encore. Quand un psychiatre dit à une de ses patientes (dont la pathologie n'est même pas déterminée) : "Non, vous ne devez pas écrire de roman", ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'il en sait ? Il n'a jamais écrit de roman, il n'a jamais fait de bouffée délirante... Il n'a pas vécu la vie de cette patiente... De quoi on parle ?

On parle du clinamen, cet atome qui dévie de sa programmation. Sans raison apparente. De la vision subtile qui autorise cette déviation... et c'est là qu'est la joie, la vie, la liberté... Précisément l'amour. 

A mon avis il y a encore un autre niveau de lecture que celui de Kupiec, mais là on va entrer dans le chamanisme, je ne sais pas quel nom lui donner. Et ils n'en sont pas là les scientifiques. 
Par Navaraanaq
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 10:04
" Ceux qui gardent longtemps un visage très jeune sont ceux qui ont été traumatisés dans leur enfance. "
Peut-être est-ce une condition pour être dans cette écoute et cette compréhension si rares qui font les bons thérapeutes ? 
Par Navaraanaq
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:55
 Un jour je t'aimerai moins
Un jour je sourirai moins
Un jour je parlerai moins 

Je tuerai la pianiste pour ce qu'elle a fait de moi
Je mordrai sa joue qui un jour fut à moi 
Je tuerai la pianiste qui n'a pas su m'aimer
Je suis un Indien
Je suis un Apache
auquel on a fait croire que la douleur se cache
Je suis un Indien 
je suis un Apache auquel on a fait croire que la montagne est loin. Alain Bashung

Par Navaraanaq
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:39
Par Navaraanaq
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:29





Par Navaraanaq
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 17:52
"Et comment, bêta, c'est à la veille de tes examens que tu te permets à être amoureux ? Allons donc c'est une faute ! Grave... Il faut résister aux sens et à l'imagination, il faut faire l'impossible car ce n'est pas là l'amour... Le coeur n'y est pour rien... Sais-tu ce qu'est l'amour ? C'est l'amitié complète et ardente... Tout ce qui ne repose pas sur une immense affection n'est que besoin..." Georges Sand à son neveu.

A méditer... Je ne sais pas si je suis d'accord avec Georges. J'aime surtout la dernière phrase.


 
Par Navaraanaq
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 08:21
Ali m'écrit un poème qu'il appelle Sun. Ali voit à distance (il est en Iran) ce que ceux qui me fréquentent (certains) ne voient pas en me voyant (au premier sens du terme). Ali sait et voit sans que je lui donne les informations. Ali m'écrit un poème qu'il appelle Sun. Je le lis souvent parce qu'il est dans ma poche, et des larmes tombent. Parce que c'est beau, et qu'il fait si froid dans cette ville. Dans cette ville il y en a qui te laissent repartir seule chez toi sachant que tu vas te faire massacrer la gueule. Mais ce n'est pas de leur faute, ce n'est pas de ta faute. Ils ne sont pas responsables de tes manques d'enfance. Alors il y a les mots d'Ali dans ma poche. Les mots soignent. 

Quelques jours après avoir reçu le poème d'Ali, je rencontre un garçon qui s'appelle Ali. Il me parle du soleil. Qu'il laisse les rayons sur son visage pour se ressourcer en énergie. Le soleil est là parfois. J'aimerais qu'il me dise si le soleil revient parfois. 

Je rentre chez moi quelques jours plus tard, éreintée, non consolée, ayant consolé (ça ce n'est pas très équilibré donc il y a encore du pain sur la planche). Les larmes me réveillent. Je découvre des mots d'Ali, le premier, dans mon ordinateur. Pour sécher mes larmes qu'il n'a pas vues puisqu'il est en Iran, mais qu'il a vues autrement, quand d'autres qui les ont vues n'ont pas bougé d'un iota. Alors je sèche mes larmes et je ressens de la gratitude. Je dois aujourd'hui aller voir le second Ali (c'est un hasard). 

La conclusion est qu'il est bon de recevoir du soleil sur le visage pour se ressourcer en énergie, qu'il est bon de recevoir des mots d'amour comme ceux d'Ali, et l'amour c'est en ce cas de l'écoute, de la compréhension et de la vision, qu'il est bon d'être regardée comme une femme. Merci Ali(s).

La conclusion est que je suis maintenant conscience de la douleur que j'ai d 'être avec ceux qui ne voient pas, et que c'est 99 % des gens autour, dans la ville. Et que je ne sais pas pourquoi mais cela me fait mal... Ohoho, je sais un peu pourquoi. L'indifférence de mon père. Sublime, superbe, supérieure. 

J'ai vu Ali me voir me tordre de douleur à cause de l'amour pour un autre, et la lueur dans ses yeux. La douceur du regard des Iraniens, c'est incroyable. 
J'ai laissé libre l'homme qui a essayé de me violer en Iran pour sauver Ali de la police.
J'ai vu Ali qui a vu à cet instant ce que c'était l'amour. Quand il a vu l'homme partir libre devant la police qui la laissé partir parce que j'ai dit OK. La police iranienne semblait plus émue que mon père face à la violence faite au sexe des femmes. 

Alors oui le soleil ressource en énergie, il est dans Paris aujourd'hui. Et j'aimerais que les autres lisent le poème d'Ali parce qu'il est beau.   
Par Navaraanaq
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