Partager l'article ! "L'atmosphère saturée de plaisir." Arthur H.: Je le retrouve après des années... Chair de poule. C'était ce garçon qui me l'avait ...
Je le retrouve après des années... Chair de poule.
C'était ce garçon qui me l'avait fait connaître, ce garçon que j'ai croisé par hasard sur le boulevard, l'autre jour. Nous avons été boire un pot. Que c'est bon de se réconcilier avec son passé. Merci coïncidences. Tous nos ébats n'étaient donc pas perdus.
Que de liens.
"Une envie de tout dévorer, fallait pas nous chercher", mon Dieu, le délice des mots.
Hier dans la crève, je sentais en moi ce que je désirais. Très profondément.
Puis il y avait le travail achevé, le silence de mes mots, il est là, l'enfant littéraire...
Hier je n'ai pas été sage, mais j'ai donné un incroyable cours sur Spinoza... Je commence à comprendre, c'est émouvant et j'aime mes élèves... Cela circule, c'est bon !
Mon horoscope est incroyable, ce matin. Et ça fonctionne. La réponse arrive.
Rendre à l'univers ce que j'ai donné, ouvrir les mains, laisse couler, ne pas retenir.
J'ai pensé à Stéphane en marchant hier. L'impossible deuil, ce que je ne saurai jamais. Pourquoi ? Qu'était-il dans mon existence ? Je le cherche encore. Et ce n'est pas lui que je cherche. Je sais. Peut-être n'ai-je jamais fait le deuil de Stéphane... Et ce n'est pas bien grave. Je ne sais pas pourquoi il m'a autant marquée. Etait-ce si fort ? Je me souviens de lui la seule fois que je l'ai vu libéré. Il est parti chercher un petit document, des plastiques avec des photos. Il avait l'air très ému. Il me l'a tendu. C'était les photos de moi que je lui avais envoyé quand il était en prison. C'était comme en dehors du temps, de la perte des illusions. Il y a quelque chose que je n'ai jamais lâché avec lui. Et j'y pense souvent. A cette chose que je ne lâche pas. Qu'est-ce que Stéphane comblait chez moi, par son absence, par ses lettres ?
J'ai écrit des mots magiques hier. Même s'ils ne sont pas entendus, je creusais en moi leur intensité, ils s'imprimaient dans mes cellules. Je retrouvais ma sauvagerie que j'avais abandonnée. Enfin ! Oui, c'est la guerre. Car ils nous ont éreintées. C'est effroyable.
Je me prends la claque de la vérité dans la tronche. Ca permet d'avancer : "Le savoir est une arme." Tenir là où j'en suis. Merci Spinoza... Tenir. Même avec la petite tristesse, la perte des illusions qui me construit. Je sais que je ne comprendrai pas et je m'en fous. Oui, énervée, oui, en colère. Mais, je sais. Je sais ce que je veux. Je me sais désirante.
J'arrive... Tu sais, toi ? J'arrive !
Je l'écoute chanter, c'est beau, c'est bon, je souhaite à quiconque de ressentir autant de plaisir. Le plaisir de la musique, le plaisir des mots, le plaisir de l'amour qui fait écrire, qui fait créer jusqu'à tout péter hors des limites. Que ça me nettoie de la petite tristesse qui hante mes nuits et mes pas ! Mais je sens ce qui s'est passé ces dernières années. D'ou vient cette force ? D'ou vient que j'ai pu tomber ? D'ou vient que j'ai pu me relever ?
Mais tu sais quoi, mon ami ? On va aller jusqu'au boo... C'est fou ! Le bonheur, ça marche ! Même pour nous les Punk ! "Prends les armes avec moi si t'es mon poto"
Tu sais, notre clique...link
On my way ; je suis tombé en haut :
S'ils savaient comme c'est bon de lâcher le contrôle... Je me souviens de cette soirée en Crête où seule et totalement bourée, j'ai commencé ma lettre à Booba, assise à une terrasse qui donnait sur la mer de Lybie. Je n'avais aucun repère et j'ai écrit. Le début de cette aventure... Ce fut parmi les plus beaux jours de ma vie. Je me sentais si heureuse, seule, au paradis, mon corps nu dans la mer, puis les compagnons magiques. Je pense à eux, en Grèce aujourd'hui. Barbares !
Et voici la photo des retrouvailles :