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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 10:50

Il m'a fait du bien quand il m'a dit qu'en effet, il me fallait être gentille avec moi car j'avais vécu de front des événements pas faciles. Ah bon ? Bah oui... 

Tout simplement. 

Ca a fait une onde de choc, quand j'ai compris pourquoi je retournais vers l'insécurité. Et que ce n'était pas une obligation. Alors, ce fut un soulagement. 

Que oui, j'étais très fatiguée car, depuis ce jour-là, en enfance, je n'avais jamais été en repos. 

Je suis repartie en allant acheter des poireaux, des pommes et des soupes miso, quelques encens et tisanes sachant que je pouvais changer l'axe qui me fut choisie il y a bien longtemps : arrêter d'affronter la maltraitance comme un passe-temps nécessaire ! 

Que le repos était une terre accessible, possible, solide. 

Je dirais à mon amie : "Je n'ai pas oublié Booba". Il est là, je suis là, nous sommes là. Il est un tel chemin...

Trouver le repos en Booba, pas après pas. Ce fut ça... Entre autres. 

Il faudrait même que j'aille plus loin... 

Mais il y a eut ça : 

Je dirais à mon amie : "Elle est venue, la compassion." Finalement. Ouhaouh... Tu sais ? Tu sais. 


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 11:35

Ce livre est venu au bon moment. 

M'expliquant que la défense pompe une telle énergie qu'on en tombe en dépression. Les hormones de stress fonctionnent à vide sur un danger qui n'existe pas. On croit se protéger en se protégeant, en fait on est en train de se malmener jusqu'au plus fatal. 

A l'inverse de la défense, il y a la croissance. J'ai connu de ces moments, je dirais même que ça me ressemble plus... La croissance c'est ce mouvement cellulaire qui va vers à l'expansion, contrairement à la peur qui atrophie les cellules. Malgré ce qu'on nous faire croire, il n'y a aucune raison d'être dans le malheur. Cette croyance a été inculquée au plus profond du programme, depuis tant de temps. Que j'ai tellement été blessée qu'on me dise que j'étais dans le faux en croyant que le positif était possible. Ce livre écrit par un biologiste démontre le contraire. Une cellule préfère l'amour et la vibration positive au stress, et elle le rend bien. Alors, comment l'apprivoiser, elle qui fut formatée par de mauvais schémas, trop de fois ? 

Chaque jour j'envoie des vibrations... Mais, j'avoue, c'est une lutte de survie. Comment déprogrammer le message ? Comment éradiquer le trauma qui a modifié mes cellules ? 

Certains savent que j'oeuvre chaque jour. 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 14:41

j'ai peur de ne jamais revenir. 

J'ai de la compassion pour moi, ce n'est pas de ma faute. 

Et je ne suis victime de rien. Désormais. 

Je comprends des choses jour après, dans l'effroi et tendresses. 

L'impossible, me fut demandé par une instance. 

Le temps, cet allié que je pus tant haïr. 

Tout dénouement arrive en temps et en heure. 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:18

Il la regarda partir dans la forêt. 

Elle ne dirait pas ce qu'elle vécut. Là.

Ca s'entourait de silence.

Parfois elle était fatiguée. Cherchait quelque nourriture. Il lui fallait bien vivre.

Il m'arriva, surtout dans la nuit, de ressentir une réelle compassion pour elle. Elle savait, elle. Dans son âme.

Parfois j'avais peur qu'elle tombe. Et elle tombait. Elle n'avait aucun droit de demande.

Même dans la joie.

Il lui suffisait de quelques pas. Ces quelques pas. 

Je lui déposais de la nourriture, de l'eau, des lumières. Elle y venait.

Je criais en marchant dans la rue. Je souriais en écoutant nos idoles. 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 13:34

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Tout est lié, tout est relié... La petite adepte de Plotin. Il était là, je suis là, nous sommes là. 

Je me souviens de ces lumières... Quand je les regardais en rêvant qu'un barbare vienne me voler. 

Je n'ai jamais douté qu'il était là. Le barbare qui lèverait le majeur. 

Et il y était.

Comment puis-je autant douter alors que je sais que je vois ? Pourquoi la douleur reste bloquée dans mon corps... Persistante. 

La paix est venue. J'ai de la gratitude : immense. 


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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:03

Pour moi, 

pour toi,

pour nous, 

pour vous. 

Je me suis collée au radiateur. Et elle a fini par m'en décoller. 

J'ai fini par m'asseoir. 

A entendre. 
A dire.

Au milieu d'eux.

De ce "nous."

"Ce que tu vas faire, nous l'avons fait. Tu vas y arriver."

Quand je dévale la pente, je suis comme embuée.

Je le fais. 

Non, je ne dirai pas. Je suis désolée.

Allez, j'y vais. Je le fais. 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:19

La reine pleure. 

Elle n'avait plus peur. Avait déposé les armes à l'entrée. Et jouissait de chacun de ses  pas. 

Dans le moelleux de la confiance, une certaine douceur.

Elle savait la forêt immense. Mais son âme était accompagnée. 


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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:43

Qui n'écoutent pas de rap ! 

Mais ouhaouh ! Je remercie la vie de ne pas être comme eux. 

J'ai encore perdu des illusions hier, quand j'ai vu ce qu'elle disait : l'absence totale de reconnaissance, la grande immaturité, l'immense stupidité, mais je n'avais aucun de ces mots dans la tête. Je me savais si loin et si présente. J'ai retiré mes investissements en une seconde, sans même le décider. Ca m'a rappelé des choses, mais je sentais que ces choses étaient mortes. Comme dit Lucien Israël : oser quitter le passé. Et zoup ! Face à ces mots, je n'ai ressenti aucune culpabilité, j'ai compris le transfert, tout le bordel. Et tout ça, j'en ai plus rien à foutre. 

"Tu kiffes ap, t'écoutes ap". Juste ça. Tout simplement. C'est ce que j'ai dit. Je crois que c'est une des fois où j'ai refusé d'être l'objet d'une maltraitance qui ne me concernait pas. 

J'ai sauté dans la vie. Le moyeu de la roue comme la fée dit. 

"C'était une femme samouraï"... ils confondent l'amour et l'exercice de leur toute-puissance. Fuck !

Revenons aux roots (racines). Et quand je lis la première phrase du clip, ce matin, je sais que nous sommes deux. Ca me réjouit. Quand on a tout perdu, on n'a rien à perdre. Tout devant n'est que création. J'ai oeuvré tant et tant contre ma crainte de l'effondrement (cf. Winnicott), incodifiable et si perturbante... Que je comprenais pourquoi cet homme passait des heures dans une salle de musculation pour consolider son corps... La crainte de l'effondrement qui lui a fait prendre un flingue, un jour et un autre... Mais, je sais... et je donnerais tout pour le ressentir : l'effondrement est derrière, la mort est derrière nous... On a peur de quelque chose qui est déjà arrivé. Donc... mon ami, respire ! Je n'ai que mes doigts - écorchés certes- pour créer des lumières : que chaque instant soit plein de la vie que j'aime tant. 

Il m'avait dit : "Vous êtes saine dans un monde malsain". 

Voici la phrase : 

"Death is not the greatest loss in life. The greatest loss in life is what dies inside us while we live." Norman Cousins. 

 

 
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 16:26

Qu'y a t-il, mon amie, après la fin des illusions ? 

Je mets les pieds là où tu sais. 

Je vois ton sourire.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:07

"le monde est une salope" et nous avons ri. 

Ca me rappela le koan "Bouddha est une spatule à merde." 

Nous avons abandonné la quête du sens pour entrer dans le vivre. Pas à pas. Sans rien attendre, et prendre la douceur. 

Tout avait bien changé dans les profondeurs. 

L'univers avait la générosité de nous accueillir, nous les inespérantes. 

Avec l'envie de lui chuchoter : "Il y a beaucoup d'espoir dans l'absence d'espoir."


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