Je m'entraîne à faire des woho comme Zach de la Rocha de Rage against the machine. C'est un son que je ne peux pas écrire, il est si particulier. Moi qui adore écrire les sons, j'ai un problème. Je m'entraîne à reproduire ce woh comme s'il allait vomir ! Et ça me fait rire ! Il en fait partout dans les chansons. Ca fait comme des bulles d'air dans ma journée. C'est comme le rire en philosophie, en Grèce antique, chez Nietzsche, Henri Miller. Le rire d'innocence, le sourire de décompression, la distance salvatrice, l'air des montagnes loin des marécages, le regard de l'aigle loin des whop de la grenouille.
J'ai un autre son cette semaine dans ma poche, c'est le yeap de Bel-Ami. Rien à voir avec le wohop de Zach aigu, enfantin, proche du dégueuli. Le yeap est calme, profond, grave. Il a aussi quelque chose de mignon, comme un point, comme s'il voulait tout dire. Comme une synthèse quand on bascule au-delà du langage. J'écris tant en ce moment qu'il me faut des mots absous de sens pour que mon cerveau fasse des pauses mentales. Alors je fais des whop et des yeap.