Finalement aujourd'hui je n'en veux plus aux morts-vivants dont je parle souvent dans mon blog. Je me suis débarrassée de ça dans la matinée. Je ne veux pas être polluée par ce que les autres auraient pu ou dû faire. Ca me libère de la place dans ma tête. Je veux me dégager des statements, des conditionnements, des idées préconçues, des phrases toutes faites qui nous angoissent et nous sécurisent.
Il faut encore que je dorme pour retrouver mon énergie et mon roman que j'ai laissés tomber. Bien sûr je culpabilise mais ça essaie aussi : j'essaie de lui tordre le cou. J'ai pleuré en regardant en face mes désirs et la chance incroyable que j'avais d'être envie, d'être en vie, d'en avoir la conscience, d'avoir la joie d'être devenue une bonne compagne pour moi. La tâche est immense, je m'y attelle. Mais parfois mieux vaut pleurer et se prendre dans ses bras.
Demain nous saurons si je peux prendre l'avion pour les Etats-Unis...