Je suis écrivain
Ils appellent ça des redditions.
J'avais tiré un ange "release."
J'aimais le mot de capitulation.
On dit simplement aux gens de laisser faire... En laissant faire, j'ai trouvé ces mots sur une pierre... la pierre, le coeur de Pierre, les coeurs de pierres.
J'ai souri, j'étais dans un de mes lieux magiques et secrets.
Capituler face à la pierre. Les résistances frémissent.
J'avais oublié quelqu'un en route et j'ai aimé quand elle m'a dit : "Tu n'étais pas toi." Ouhaouh... Je vais avoir le droit de...
Merci.
Là, à cet endroit.
Je me vois dire à cet homme qui s'est immolé de culpabilité, parce qu'il aurait fait quelque chose de mal : "Il n'y a pas de faute." Pas là, pas comme ça. Je suppute qu'il a payé à la place de quelqu'un d'autre.
Parce qu'il y a souvent ce truc de décalage... Je me demande si ce sont les mêmes qui commettent des fautes et ceux qui paient.
Il a une conscience que d'autres n'ont pas. Je ne sais pas. Je sais qu'il lit dans mes pensées. C'est étonnant. Il exprime mon inconscient parfois.
Comme la fois où il m'a regardée et m'a dit "le désir sans besoin".
Quand les gens me parlent de culpabilité, je pense à ce jeune homme. Et je souris.
Il y a des gens qui paient très chers et d'autres qui n'ont aucun scrupule. Ce ne sont pas les mêmes.
Je n'aime plus la peau du lait et je n'en ai plus besoin pour vivre. Car je n'ai jamais aimé la peau du lait. Même s'ils m'ont dit que c'était bon pour moi et que je l'ai mangé, pensant qu'il fallait ainsi être. Et ainsi être pour mériter leur amour. L'amour des gens qui n'aiment pas.
Quand on sort de la poubelle et qu'on s'en éloigne, ça sent meilleur.
Tu te demandes pourquoi tu me rencontres maintenant. Et moi, je souris, je sais qu'il n'y a pas de hasard.
Sa première phrase avait été : "Il y a quelque chose qui sent bon."
Ouais, ce quelque chose, c'est moi. C'est la première fois qu'on me traite de quelque chose, en même temps je pense que je suis d'un autre monde pour toi... et que tu ne m'identifies pas pour cette raison. Oui, je sens bon. Et ça te faisait tout bizarre que ça sente aussi bon. Tu dis : "Mais c'est incroyable que ça sente si bon."
Chaque jour je me dis que oui, ça fait bizarre et que oui, c'est bizarre parce que ça sent bon...
Mais quand t'as la peau du lait en travers de la gorge, c'est moins facile d'accès le joli parfum.
Quand je balance le riz dans l'eau bouillonnante, je pense à Pascal (Blaise) et son magnifique : "La vraie morale se moque de la morale."
Mon amour, l'amour c'est quand tu arrêteras de justifier ta lâcheté par la morale. Car
la vraie morale se moque de la morale.
C'est l'histoire du risotto.
A suivre...