Je suis écrivain
C'est une photo pour la vétérinaire d'Hoël (elle est petite et fine, avec des grosses baskets noires et des jeans collants, une coupe au carrée et un piercing à l'arcade droite, elle a une voix un peu aïgue avec un accent du seizième, elle semble si jeune)....
"Je ne voudrais pas parler avec trop de mépris de ma génération, même si c'est un peu ce que je fais : nous avons eu l'occasion de changer le monde et avons préféré le télé-achat" Stephen King in E criture, mémoire d'un métier (né en 1947). J'entends...
J'ai été émue quand elle a dit : "Bah ouais, on a dit qu'on avait besoin d'amour." Ah oui, ils ne comprennent pas ! Ah non, mais ça, ils ne se l'imaginent pas, ces gens-là, que nous pourrions être aimées. Car nous donnons ce qu'on ne nous a pas donnés....
Elles me voient : mon plexus se ramollit. Waouais, ça n'a rien à avoir avec moi, mais je me le prends dans la gueule. La vie normale, quoi ! Ah ah ah... Zoup ! Zap ! Il y a le réveil et le "Mais de quoi on parle ?" HuRlé. Il y a deux personnes qui regardent...
C'était une histoire pour moi... C'est une histoire pour moi quand je ferme les yeux en marchant dans la rue je le vois je la vois je les vois je me sens basculer dans le flot du vivant je pleure, je souris, je joins les mains : merci Merci d'avoir eu...
Je me suis réveillée la nuit, peut-être d'en avoir parlé alors que j'avais refoulé, l'émotion venue à la surface. Puis les cauchemars. La lumière qui suivit. Le retour de ce quelque chose : "Oh, Marie, elle peut le faire seule." Elle prend en charge......
Je vais y retourner Comme dans la matrice M'en faire des shoots Comme dans l'aquarium Quand je ferme les yeux, je vois son visage, des larmes coulent. Je parle avec une personne, je ne comprends rien. Je fais comme si tout était normal. Je hoche la tête,...
"Je ne me suis pas composé un idéal : j'ai marché à la découverte. Je sais bien que cette manière de vivre est dangereuse, mais le moment du danger est aussi le moment de l'espérance. D'ailleurs j'étais pénétrée de cette idée, qu'on ne peut jamais tomber...
Mon amour est sur son vélo – acte 5 Il avait neigé et elle arriva, si jolie mon amie, dans ce café où nous aimons boire de l’alcool les soirées obscures de l’hiver. Elle s’exalta, ses beaux yeux de paillette qui reflètent la profondeur de son âme, l’âme...
Qu’est-ce que j’ai ri ! Mon Dieu qu’elle était drôle parce que si vivante. Elle m’a dit qu’il me ressemblait. Vraiment, pour de vrai. Que quand elle l’a vu, elle m’a dit qu’elle avait l’impression de me voir, les traits, les poses, la façon timide, la...
Je m'étais dit que je n'en parlerai plus. Et j'en ai parlé. Simplement. Sans ressentir de douleur. Et en rentrant chez moi, j'ai eu les larmes qui ont monté. J'étais calme, comme rarement j'ai pu l'être. Tous ces jours. Calme, plus centrée. Après coup,...
Je vois mes esprits faire des loopings... Et j'essaie de régler mon immense ambivalence, quitte à la prendre dans mes bras. Perdue ! Parce que je ne comprends plus les critères d'avant, d'autres. J'essaie de me les arracher parce qu'ils me tuent. L'empereur...
Va danser sous la pluie, et vole, ma petite fée. J'ai écrit survivre hier sur un sms. Aller à la réunion sur la violence, la maltraitance, gloubi booba. Et même pourquoi le dire ? Il est des secrets et des trésors. Ouais, nous, ce nous-là, on a été fabriqués...
Nous avons dansé ensemble. Il était là en présence, ne lâchant pas le regard et le sourire. Nous étions très proches, quand j'avançais, il avançait. C'était plus doux, acceptation, doux et intense : dense. Nous étions ouverts de fait. Il était torse nu...
Je l'avais remarqué au cours de danse. Il dégageait un truc bizarre, indescriptible ; ça c'est pénible pour un écrivain ! C'est le challenge. Il avait l'air un peu dingue parfois, bougeant à peine quand tous les autres sautaient en l'air, hilares. Il...
l'acte 4 de "mon amour est une bulle de savon". Le premier acte ayant été le texte de la carte postale. Tous les autres sont parus sur le blog. J'ai écrit l'acte 5 hier, il paraîtra en janvier dans le journal de la sirène. Celui-ci est paru dans le journal...
Nietzsche parlait de l'aigle. Dans mon mémoire, je cherchais le barbare dans l'oeuvre de Nietzsche. Genre enquête policière. Je suis allée défendre mon mémoire en treillis. Mon souteneur m'a dit combien il était impressionné par mon travail, puisqu'il...
Oups' je ne sais pas quoi faire. J'ai eu un cadeau ce matin. Quelque chose que je voulais faire il y a longtemps et quelqu'un m'a contacté pour le faire. Du travail avec ceux avec qui je voulais travailler. Je n'en rêvais plus. Alors, c'est ça se couler...
J'avais écrit que je ne reviendrai jamais. La conversation de Saint-Paul. L'envoyé de Dieu, dans le feu. La reine Jezabel... J'avais dit que quand j'ai rencontré "Tahar" dans la rue, j'avais, ce jour-là perdu ma virginité et c'était vrai. Il est impossible...
Alors j'ai été voir. Alors c'était différent. C'était comme pas avant. J'ai regardé mon intuition. En face. Je ne dirai pas. Le Christ est l'incarnation de Dieu. Sa chair, ses os, son sang. Son sexe ? Ses pieds cloutés. On m'a fait signer un contrat,...
Je dis merci à Momo, toujours sa jambe dans le plâtre. Un soir où il y a comme un apaisement. Non attendu. Venu de l'instant qui arrive : vierge. Et je ris. Moments où tu n'attends plus. Tellement... Tellement... Bien sûr que c'est, d'un point de vue,...
Une femme m'a demandé si j'étais enceinte. J'ai souri : "Je ne pense pas." Il m'a dit que c'était la première fois, je lui ai répondu : "Tu te trompes, c'est la dernière." Une chose était sûre : c'était la première fois. Mais personne ne savait si c'était...
Hier une femme a lu ses quelques phrases ; j'ai respiré. "Hier j'ai vu au Luxembourg un arbre en fleur." Merci à Janine, sa phrase, une phrase pour la journée d'hier. Respirer dans la tempête. Janine a dit que le printemps reviendrai. Et de la mort, nous...
Oui, mutation. J'ai rêvé de quelqu'un et c'était long, fort, démentiel. Puissant. Il faut dire que j'avais, depuis ces deux jours, reçu des choses sur mon corps, mon esprit et mon âme. Ca chamboulait. Ca remuait. C'est comme si je savais qu'il s'agissait...
A l'évidence, dans le vent et le square, il dit cette phrase : "On ne réalise la perte que quand on a totalement perdu, je meurs de cette perte chaque jour." J'ai du mal à croire qu'il meurt. Mais oui, il va mal. Il parlait de l'impermanence des choses....