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Le soleil revient

Evidemment nous sommes bouche bée devant l'élection d'Obama. Il est intéressant de voir comment tout de suite l'appel à la lucidité revient à une contamination dépressive. Oui il est élu mais il n'est pas celui que vous croyez, il n'est pas le messie, il n'est pas que bon, il n'a pas autant de pouvoir en tant de président etc. Mais nous oublions que le symbole et les représentations ont une force incroyable que notre société manipule en permanence. Si la représentation que j'ai impulse en moi des actions positives qui agrandissent ma puissance et font de moi un individu en marche, n'est-ce pas le plus important ?

Il y a dans notre monde une vraie force destructive qui est souvent portée par les experts, ceux qui nous disent savoir, qui bloquent toute émergence du nouveau. Obama a un avantage que nulle contamination ne peut invalidée : il est rendu possible l'impossible. Cela veut dire que possible et impossible sont des notions totalement relatives et ne renvoient pas à une vérité immuable. Il n'y a pas d'impossible (il n'y a que ce qui est, merci Spinoza). Il n'y a pas d'immuable, et il faut prendre cette vérité comme un outil de puissance que nous pouvons utiliser comme nous le voulons. S'ouvrir au possible, au changement, à la nouveauté est une priorité que tant et tant refusent par peur. Cette peur empêche l'action et nous entraîne dans une attitude dépressive. Certains disent que c'est le chemin et non le résultat qui importe. Ce qui compte, c'est le chemin d'Obama comme celui de chacun d'entre nous. J'ai entendu ce week-end dans un moment épique à plusieurs points de vue que j'étais une Don Quichotte (je ne le crois pas vu que je venais de lire dans le livre de Macedo que Don Quichotte était un psychotique - même si parfois je me demande si je ne suis pas pyschotique vu la névrose généralisée dans notre monde qui préféra le refoulement plutôt que l'extase). Je me suis fait traitée de Don Quichotte parce que je disais que je refusais les rapports de pouvoir dans le couple, que ceux-ci me donnaient envie de dégueuler. Mais je n'ai pas vraiment pris cela comme une insulte. J'ai trouvé toutes ces allégations teintées d'une tristesse profonde. Comment un homme peut-il traiter une femme de de Don Quichotte parce qu'elle tente de trouver une autre voie dans les relations d'amour que celles de pouvoir ? Je ne dis pas que je sais, je ne dis pas que j'arrive à le faire, je dis que j'ouvrais une discussion sur comment créer autre chose. Car il n'y a pas de fatalité. Ce qui est triste, ce sont les situations où quand on ouvre l'ouverture, on se fait rabrouer. Sur ça je pourrais développer (et ce thème revient souvent dans mes articles de blog) car c'est très intéressant. Spinoza en parle très bien. Il dit qu'il nous faut quitter toute situation qui bloque notre conatus (puissance d'agir). Mais il explique comment nous nous retrouvons dans des situations qui tuent notre désir principal... Et là cela devient passionnant. 

J'ai décidé de ne plus essayer de convaincre le fataliste malheureux qui se croit plus intelligent et plus mûr parce qu'il est conscient de l'échec de l'humain (qu'il justifie par une nature humaine désastrueuse : cela a toujours été comme ça, on ne peut pas faire autrement, c'est ainsi). Il n'existe aucune raison objective permettant de certifier que la relation amoureuse ne puisse pas être autre chose qu'une relation de pouvoir. Ce qui est triste, c'est de ne pas avoir comme réponse en face : "bah oui, c'est intéressant ce que tu dis, nous pourrions en discuter." Non, pas de discussion, pas d'échange, pas de dynamique. Mais une phrase qui clôt toute perspective. Une phrase qui tue mon désir, ma puissance d'agir. D'où tristesse. Je vois que le non-amour est un choix. Une posture de défense. Parce que ces gens savent déjà tout sans avoir vécu le nouveau. Ils imaginent qu'ils savent tout des relations qu'ils vont vivre. Ce qui est impossible ! Mon leurre a été de croire que ces gens pourraient s'ouvrir. Mais maintenant, je réalise chaque jour que j'ai vécu ce que peu ont vécu. Je reviens d'un pays inconnu où j'ai vécu le secret. Je ne sais pas ce qu'est l'acceptation, mais ce n'est pas balancer des idées toute faites sur les hommes et les femmes pour se rassurer sur ses propres échecs. J'ai entendu tant et tant de choses sur les Arabes dans ce week-end épique. Or ces gens qui parlaient des Arabes n'en connaissent pas, ils balancent donc des certitudes dans une ignorances y compris historiques absolues. Je sais ça a l'air simple et simplet. Cela devient parfois très dur de vivre dans l'obscurantisme de notre époque. Comment ne pas devenir fou ? Puisqu'il faut lutter sans cesse contre la contamination dépressive, l'immobilisme, l'inertie, la non-vie. C'est beaucoup d'énergie, de solitude, de soleil jeté dans un puits noir et sans fond. Moi j'ai un trésor en moi venu du pays où j'ai vécu à part pendant quelques temps. Je ne sais pas si je peux vivre dans ce monde ici-bas. Puisque je n'arrive pas à me concilier avec sa folie. Sous mes larmes, il y a le soleil.

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S
Je t'invite à découvrir un nouveau blog http://psycho-reiki.over-blog.com/ <br /> et pourquoi pas rejoindre la communauté Energie Reiki http://www.over-blog.com/com-1067007586/Energie_Reiki.html
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