En sortant le chien je me suis arrêtée devant la grille de la cité poissonnière, en face de chez moi. Quelques badauds veulent entrer, on entre. Des fleurs, des rires d'enfants, la sonnette : Alain Bashung. Une femme sort, Chloé, sa femme accompagnée de leur petite fille qui joue avec Hoël. Je suis toute gloups. J'ai écouté Bashung en boucle à plusieurs périodes de ma vie, avec un garçon surtout. Je ne l'ai pas vu depuis des années. Hier, je reçois un texto : c'est le garçon avec qui j'écoutais "Aucun navire n'y va sinon toi". Il m'a vue dans la rue par hasard. Comment croire que le hasard existe ? La mort d'Alain Bashung nous touche. Je suis émue et combien les gens en parlent. Cet événement nous rassemble. Quelque chose de commun nous arrive. Quelqu'un qui comptait n'est plus là et tellement là encore.
Il y a quelques semaines j'ai croisé une petite fille. Son père : Guillaume Depardieu. Je croise des petites filles orphelines. J'écoute Alain Bashung en boucle pour différentes raisons. Je me suis souvent demandé pourquoi il habitait rue de la goutte d'or. Et bien sûr, c'est évident. Il vient de là. Quelque part. Cliquez sur le link pour voir Aucun express.
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