Et je ne résiste pas à partager celle-ci, je ne suis pas d'accord avec tout dans ce texte, mais je trouve ça intéressant ! On n'a pas besoin d'hommage, Médine, on a besoin de bouffer, d'énergie, d'amour et d'être souveraines de nos vies. Je te rends ton hommage, ton instinct maternel qui n'existe pas et l'idée que les femmes sont le bien. En revanche je suis d'accord avec toi, je trouve ça dommage que la majorité des musulmans (et autres) ex-colonisés et émigrés aient été colonisés par l'hypocrisie occidental et catholique (je vais vite désolée) de l'infidélité petite-bourgeoise qui se fait dans le mensonge et le mépris. Et ceci, au nom du Bien. Il me semble parfois que l'approche de Mohamed avait quelque chose de moderne à son époque dans la reconnaissance des autres femmes et de leurs enfants (quant nous avons préféré la monogamie et l'exclusion des enfants nés hors-mariage : les bâtards).
J'aimais l'idée que l'homme doive assumer socialement et financièrement les conséquences de ses actes sexuels. Je ne parle pas de l'amour. Aujorurdd'hui les données ont changé par rapport à il y a mille quatre cent ans et je suis désolée que ces musulmans jouissent de l'avortement, superbe victoire petite-bourgeoise dans le sens où elle dédouane l'homme de ses bâtards, instrument de leurs colons. Ca, ce n'est pas du tout de la polygamie. Même là, les colonisés sont encore colonisés, pas tous bien sûr. Ils sont devenus des petits-bourgeois mêmle avec leur queue. Pas tous bien sûr. Mais leur héritage a de si belles choses que nous, catho-occidentaux-bourgeois, n'avons pas, qu'il serait si beau à fructifier. mais La majorité ne font que correspondre aux clichés que le colon leur a fabriqués, ils sont encore esclaves de ses clichés en leur collant pile poile. Tant que nous serons les esclaves du cliché que l'autre nous colle, nous serons des esclaves : hommes noirs, femmes, Arabes, serveuses, avocats. Je pense sincèrement que la vraie victoire serait d'être dans sa parole, sa spécificité sans faire le black de service, la meuf de base, le rebeu qui gueule et parle mal. Sortir du déterminisme, de la banalité, de ce qu'ils ont voulu qu'on soit pour que tout roule comme ils l'ont prévu. Faire le pas de côté, ce pas-là, c'est la liberté.
A l'ombre du mâle - Médine
J'ai mis des couplets sur ma plaie ouverte
décupler le sens profond d'un seul proverbe
j'ai mis de l'eau
pas dans mon vin, mais dans mes vers
pour celles que l'on juge
entre les oreilles et les ovaires
Je ne ferais pas mieux
que miss magy de renaud
j'n'ai pas le charme
ni la vocation de Julio mais
une chose est sûre
derriere chaque homme une femme existe
pourquoi j'en parle
avec l'impression que mon coeur s'exhibe
car j'ai le même problème que des millions
pour m'arracher un je t'aime
faut un canon sur mon caisson
garçon avec le cerveau dans le caleçon
et un appareil génital
placé au plafond
qui tire une tronche d'enterrement
à la naissance de sa fille
s'affirme aldutère
le jour des noces de saphir
puis s'enfuit lâchement par la grande porte
avec la certitude que le masculin l'emporte
trop de choses qui me désolent
alors qu'ici
ce sont les femmes qui font de nous des hommes
et que bien plus que les hommes
elles sont chastes
que chez les lions
ce sont les femelles qui chassent
j'ai mis des mesures sur ma large blessure
démesure le sens profond d'une belle formule
pusi j'essaye de repenser comme un foetus
pour celles que l'on juge
entre la mâchoire et l'utérus
dans les coulisses d'une bête
se cache une belle
épouse, mère et soeur
j'rend hommage à chacune d'elles
avec lesquelles
j'passe le plus clair de mon temps
elles me sont
ce que Simone Signoret était à Yves Montand
ce que Rita Marley était à Bob