Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 13:23

J'ai compris, il m'a expliqué. 

Froid dans le dos. 

Mal au dos; 

Mais "le savoir est une arme"

Comme j'ai du mal à accepter. 

Ce matin, comme la banalité faite aux femmes ;

abandonnée parce que j'écris, 

abandonnée parce que je ne fais plus le chien savant. 


Cela finit par me faire rire tellement c'est ouf la cruauté parfois...

Ca me laisse bouche bée.

Je ne me plains pas, je hurle.  

Mon histoire. 

J'ai de la colère et ce n'est pas trop top cool. 

Mais, oh lalalala, elles m'ont engueulée hier de défendre BOOBA ! 

Mais, je n'ai pas la solution et elles, non plus. 

Comment on fait ? En vrai ? 

Je ne sais pas... 

Je paie très cher en tout cas de prendre le droit d'écrire... 

Et pourtant je ne fais rien de mal.

Bah si, c'est une transgression... Arundhati écrivait dans la cave, Sylvia s'est tuée... 

J'ai cru qu'un comprendrait. Ah ah ah... 

Je n'ai rien fait de mal. Je tisse. 

Par Navaraanaq
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 12:28

Merci Camille

 

Merci les mots... 

V2 finie... Jamais autant travaillé... 

Mon Dieu... Cela serait-il possible ?  

Le cri de Camille !

V2 étrange de folie... 

Envie de partager... Rugir ! Virevolter... Souviens-toi de l'essoreuse chez Spinoza... On ne peut pas en sortir. 

"Ce chien que vous êtes : nu du long voyage."

Par Navaraanaq
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 13:44

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Merci mon amie ! Que nos rires soient l'issue de sortie vers les airs purs des hauteurs ! Nous n'aurons pas été sorcières pour rien.

Merci la fée pour le coup de pied au cul... Qui a fait que j'ai basculé avec les poètes ! Ou ai-je pu trouver cette énergie ? 

Tu sais comme c'est dur de se taper Booba pour ce qu'il incarne. 

Que nous avons été baillonnées pour ne pas nous autoriser à écrire ! 

Lui s'autorise parce qu'il est un hors-la-loi ! Je suis Antigone et Antigone sait qu'elle va mourir. 

Biatch tatouée sur la peau... L'étendue du désert me semble infinie. 

Circoncise du monde... Ma fée, merci pour tes mots ce matin... 

Merci Dounia pour les bagues sur les doigts. Et la promenade. Et les découvertes. 

Merci mes soeurs... Puisque nous vivons dans ce monde où nous sommes élevées après eux, les garçons. C'est ce que j'ai compris ces derniers jours. C'est loi commune de nous traiter comme de la merde. C'est juste normal. A chaque fois j'oublie. Puisque je ne vois aucune raison objective de ne pas être l'égale de l'homme. 

En fait j'ai réalisé que Booba promotionne les femmes en les traitant de chiennes, sachant que nous sommes souvent traitées comme des objets. Ah c'était donc ça !

Merci aux garçons sympas, car il y en a. 

Merci mon amie pour les bananes ! Booba détrôné par Bouba.... 25 centimètres ! Allez garde ton slip, on va jouer à la belotte ! 

Par Navaraanaq
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 11:43

Je le retrouve après des années... Chair de poule.

C'était ce garçon qui me l'avait fait connaître, ce garçon que j'ai croisé par hasard sur le boulevard, l'autre jour. Nous avons été boire un pot. Que c'est bon de se réconcilier avec son passé. Merci coïncidences. Tous nos ébats n'étaient donc pas perdus. 

Que de liens. 

"Une envie de tout dévorer, fallait pas nous chercher", mon Dieu, le délice des mots. 

Hier dans la crève, je sentais en moi ce que je désirais. Très profondément.

Puis il y avait le travail achevé, le silence de mes mots, il est là, l'enfant littéraire... 

Hier je n'ai pas été sage, mais j'ai donné un incroyable cours sur Spinoza... Je commence à comprendre, c'est émouvant et j'aime mes élèves... Cela circule, c'est bon !

Mon horoscope est incroyable, ce matin. Et ça fonctionne. La réponse arrive. 

Rendre à l'univers ce que j'ai donné, ouvrir les mains, laisse couler, ne pas retenir. 

J'ai pensé à Stéphane en marchant hier. L'impossible deuil, ce que je ne saurai jamais. Pourquoi ? Qu'était-il dans mon existence ? Je le cherche encore. Et ce n'est pas lui que je cherche. Je sais. Peut-être n'ai-je jamais fait le deuil de Stéphane... Et ce n'est pas bien grave. Je ne sais pas pourquoi il m'a autant marquée. Etait-ce si fort ? Je me souviens de lui la seule fois que je l'ai vu libéré. Il est parti chercher un petit document, des plastiques avec des photos. Il avait l'air très ému. Il me l'a tendu. C'était les photos de moi que je lui avais envoyé quand il était en prison. C'était comme en dehors du temps, de la perte des illusions. Il y a quelque chose que je n'ai jamais lâché avec lui. Et j'y pense souvent. A cette chose que je ne lâche pas. Qu'est-ce que Stéphane comblait chez moi, par son absence, par ses lettres ? 

J'ai écrit des mots magiques hier. Même s'ils ne sont pas entendus, je creusais en moi leur intensité, ils s'imprimaient dans mes cellules. Je retrouvais ma sauvagerie que j'avais abandonnée. Enfin ! Oui, c'est la guerre. Car ils nous ont éreintées. C'est effroyable. 

Je me prends la claque de la vérité dans la tronche. Ca permet d'avancer : "Le savoir est une arme." Tenir là où j'en suis. Merci Spinoza... Tenir. Même avec la petite tristesse, la perte des illusions qui me construit. Je sais que je ne comprendrai pas et je m'en fous. Oui, énervée, oui, en colère. Mais, je sais. Je sais ce que je veux. Je me sais désirante. 

J'arrive... Tu sais, toi ? J'arrive ! 

Je l'écoute chanter, c'est beau, c'est bon, je souhaite à quiconque de ressentir autant de plaisir. Le plaisir de la musique, le plaisir des mots, le plaisir de l'amour qui fait écrire, qui fait créer jusqu'à tout péter hors des limites. Que ça me nettoie de la petite tristesse qui hante mes nuits et mes pas ! Mais je sens ce qui s'est passé ces dernières années. D'ou vient cette force ? D'ou vient que j'ai pu tomber ? D'ou vient que j'ai pu me relever ? 

Mais tu sais quoi, mon ami ? On va aller jusqu'au boo... C'est fou ! Le bonheur, ça marche ! Même pour nous les Punk ! "Prends les armes avec moi si t'es mon poto"

Tu sais, notre clique...link

On my way ; je suis tombé en haut :

 

S'ils savaient comme c'est bon de lâcher le contrôle... Je me souviens de cette soirée en Crête où seule et totalement bourée, j'ai commencé ma lettre à Booba, assise à une terrasse qui donnait sur la mer de Lybie. Je n'avais aucun repère et j'ai écrit. Le début de cette aventure... Ce fut parmi les plus beaux jours de ma vie. Je me sentais si heureuse, seule, au paradis, mon corps nu dans la mer, puis les compagnons magiques. Je pense à eux, en Grèce aujourd'hui. Barbares ! 

Et voici la photo des retrouvailles :

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Par Navaraanaq
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 11:48

aller

jusqu'au 

BOO

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Par Navaraanaq
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 17:46

"Si nous étions forcés à choisir entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares" ??  Ah ah... Niaf niaf...

Ca fait du bien de se sentir moins seule... 

Surtout aujourd'hui ! 


Par Navaraanaq
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 12:02

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Il m'a demandé : "On vous a crucifié ?" J'ai répondu : "Oui, mais vous voyez, je suis descendue de la croix..."

 

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Chandeleur : la lumière, la purification, le réveil de l'ours qui finit son hibernation... Chandelours... 

 

comment-faire---0008.jpg Le 7 à l'envers sous l'oeil... En hommage à Bram's, son meilleur ami qui s'est suicidé l'an passé. J'avais entendu dire qu'il en avait rien à foutre... Pourtant se faire tatouer sur le visage est un acte très, très lourd... Quand on sait sa signification. Plus, la larme chez les taulards. Lire ce que Lévinas écrivit sur le visage. Et il s'agit de comprendre le vrai message : il dit qu'il faut vaincre autrui (morale du darwinisme, la lutte du plus fort... notre modernité), mais derrière, à l'envers du décor, en acte, il signifie : c'est grâce à la solidarité, la coopération, l'entraide qu'il a réussi, qu'il réussit. Car dire est une chose, se faire tatouer sur son corps et encore plus sur le visage (mécanisme de l'incarnation chez Booba) est autre chose qui a une signification qui me parle vraiment ces jours-ci. Alors, l'amour serait donc plus important que la haine ? Bah, bien sûr, la preuve ! Je me tue à vous le dire. Même chez lui ? Bien sûr ! Tu crois quoi ? "La vraie morale se moque de la morale" et la vraie morale, tu sais ce que c'est. Plus, l'importance des chiffres que j'analyse chez lui depuis des mois... Et là, c'est encore un chiffre qui sort. 

Un chiffre à l'envers... La marge, la transgression, l'inversion des valeurs........ Comme chez Nietzsche. Chez lui, faut inverser et tu sais la vérité, c'est ce que je fais depuis des mois. Tu vois Nico, j'avais compris... Tant et tant et tant. Il y a bien sûr son homophilie... 

Par Navaraanaq
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:42

"Oui messieurs j'ai la haine"

"J'attaque au bélier, je n'attends pas le pont-levis."

J'ai mis du temps à comprendre. Ce temps si long. Je remercie Sébastien pour m'avoir mise là. Et d'autres comme Laura : "Tu es un garçon manqué." 

Bien sûr que je suis un garçon, mon amie. 

On m'a dit d'attendre, que je n'étais pas patiente... Je sais à quel endroit c'est vrai. Mais ce n'est pas tout de la patience... Il y avait autre chose ! Et ce autre chose, mon Dieu, je sais désormais. Nietzsche sourirait. On a fait de l'impuissance la valeur première ! On nous a dit : "Mange la terre, attends ce qui ne viendra pas, ne jouis pas, arrange-toi." On nous a dit de ne pas être vivants. 

Or je veux m'incarner, baiser, vivre, respirer, m'envoler... Etre là. Dense.

Booba, Nietzsche, Spinoza : même combat. Rester avec sa clique. Mes petits Asperger ! Notre souffrance.... Bien sûr qu'il y en a, ils en deviennent violents !!! 

Je me souviens d'un ange-gardien qui m'avait dit : "Vous êtes saine dans un monde malsain." 

Marraine, qui aident les surdoués ? On aide les débiles, les tarés, les psychotiques, les drogués... Et pour eux ? Que dalle ? Ils se tirent une balle comme Sweig qui savait et n'a pas pu supporter... Ils meurent d'une tuberculose à quarante-quatre ans comme Spinoza, deviennent déments comme Nietzsche... La liste est longue. 

La discussion avec ma marraine... Bien sûr. "Je viens du futur", tout ce que j'ai compris avant ! Et qu'on me disait que je délirais. Mais je savais... Je savais. Je vois avant, mais je n'écoute pas encore assez ce que je vois. Avant-gardiste, soldat de première ligne. 

Tu m'étonnes que je me crispais.... Et encore, je suis d'une patience si rare. Je suis précieuse pour ma capacité à aimer et à comprendre. 

L'autre jour, je suis dans un kiosque et j'achète le journal sur Booba. Je leur montre la photo de la couverture où il est avec ses tatouages. Ils disent :"Oh là, c'est trop là et puis c'est la mode !" Je dis : "Ah bon ? Moi, je suis tatouée depuis 15 ans." Ils répondent : "Ah bah, vous êtes avant-gardiste"

Oui... C'est pour ça je me sens décalée, ailleurs, seule. 

Il faut que je me dépêche... pour mon livre. 

Quelqu'un comme moi a parfois besoin de soutien. Alors j'en ai demandé. Je pense que c'était légitime. Vraiment. Je le méritais vu que ce que je viens de traverser... Cette aide a été refusée. Avant, je prenais ça pour une punition et je disais : "C'est injuste." Comment comprendre ? 

Mais, "le savoir est une arme." 

Mais, la solitude est un point de vue. Les larmes aussi. 

Je ne me suis pas plainte. Moi, j'ai soutenu et aidé les autres quand ils en avaient besoin et qu'ils le demandaient. Ca me semble la vie normale. La plainte est une perte de temps. 

J'ai arrêté la plainte et je sais que ce n'est pas de ma faute. C'est plus dur pour moi comme Booba dit. Ouais, y'a des gens, c'est plus dur. L'intelligence fait souffrir, la vision fait souffrir. C'est ainsi. 

"J'attaque au bélier, je n'attends pas le pont-levis."

C'est trop fort... Ainsi je me soigne d'une pathologie que j'ai identifiée ces derniers mois : quel choc. C'est trop bon. C'est apprendre à s'aimer. En profondeur. Alors que je sors d'une vieille habitude : la maltraitance. J'y suis habituée. "Ce serait comment autrement ?" Ca fait tout bizarre de comprendre qu'on encaisse parce qu'on a été entraînée comme un animal de cirque. Changer le programme. Ce serait comment d'être aimée ? Certains m'accompagnent. Gratitude.  

Si d'autres aiment la souffrance de la non-vie, je ne la veux plus. 

Je préfère le courage du désir et d'aimer.

Quitter le bar comme nous disons... Quelle aventure ! De savoir qu'on peut être comblés, en joie, en puissance : incarnés. Prendre e risque de faire l'amour, d'être en plaisir... 

"Par réalité et perfection, j'entends la même chose." Spinoza

Par Navaraanaq
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 13:02

J'ai capitulé. 

Et je ne voudrais pas me vendre aux pensées négatives. 

J'ai eu ce courage-là. 

Il a un nouveau tatouage. Sur le visage. Comme une larme. 

Ce que j'ai appris hier comme un trésor. 

Ce que j'ai appris hier comme ce que je ne voulais pas savoir et que je sais. Je sais ce que je ne sais pas.

Je sais ce que je sais. 

La tombée des masques. 

Les louves dehors par moins 4. 

Les chiens claquent des dents, l'ours se réveille aujourd'hui. 

Purification, détacher les entraves. 

Ejectée du harem, parce qu'elle a parlé. 

Responsable de son affranchissement. 

Je ne connais pas d'autres horizons. 

Mon amour, en silence. A chaque instant. "Glock dans la bouche"

Il m'a appris chaque jour. 

Regarde la photo, je pense à la phrase de Stéphane : "Je n'ai que mes mains, mais si je les referme, elles deviennent des poingts serrés." Je pense à ses conseils... 

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Nous sommes deux à rêver au monde des bisounours. 


Par Navaraanaq
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 12:14

Daniel Darc, merci mes amis, c'est cette sensation du souvenir : 

Chercher le garçon de Taxi Girl

 

Voici les paroles de celle-ci :


Parfois je ne sens rien

Je perds l’équilibre et c’est tout

Parfois le matin je me réveille

A genoux

Tout bascule en arrière

Quelques larmes de verre

Se brisent de dégoût

Me paralyse

Un peu c’est tout

Parfois je sens bien au fond de mon corps

Des va-et-vient

J’ai mal mais c’est bien trop de bruit pour

Presque rien

Lentement je joins les deux mains

Espérant à peu près tout

Pourtant rien ne vient

Un peu de vide et puis c’est tout

Un peu c’est tout


Les garçons verts

Les gestes bleus

Je chuchote quelques mots

« Pardonnez nos enfances

Comme nous pardonnons

A ceux qui nous ont enfantés 

Par Navaraanaq
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